La plume et la serre

Les rapaces, "oiseaux de malheur", dont certains, disait-on enlevaient les moutons des pâturages ou les enfants dans leurs berceaux. Ces "pilleurs de basse-cours" hantaient nos campagnes, au point que bon nombre d'entre eux, afin de "conjurer le sort" achevèrent leur vol cloués sur une porte de grange, il n'y a de cela que quelques dizaines d'années seulement. Ils sont officiellement protégés par la loi du 10 juillet 1976 (...protection des espèces animales et végétales ainsi que certains sites classés...
Mais, ils sont toujours menacés, par le coup de fusil rageur d'un chasseur de retour bredouille, empoisonnés par les pesticides et défoliants répandus partout avec outrance, attirés par les phares d'un véhicule et percutés par son pare-brise, hachés en plein vol par les fils electriques aériens...
Mais, qui peut contester leur grâce en vol, leurs capacités visuels infiniment plus performantes que celles de l'homme, leur agilité en chasse, leur beauté, leur participation à limitation de la prolifération de certaines espèces. Un prédateur, capturant le plus souvent des animaux blessés ou diminués, participe ainsi par son action à maintenir efficacement l'équilibre naturel.

 

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